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Basculer de Mac vers PC - épisode 0

Après six années d'utilisation d'un Mac Book Pro 17 pouces de 2011, je souhaitais renouveler ma machine, qui commençait à se faire vieille. Ce portable Apple avait déja été poussé dans ses limites : RAM portée au maximum, disque optique remplacé par un second disque dur SSD. Pour avoir un matériel plus rapide, le remplacement de l'ordinateur lui-même était la seule solution. Pourquoi ? D'une part je dois faire fonctionner un dispositif musical dit "temps réel" très exigeant du point de vue matériel et impossible à développer plus longtemps sur ce Macintosh faute de réserve de puissance. D'autre part, l'obsolescence programmée a fait son œuvre et je ne peux plus mettre à jour des applications aussi basiques que Firefox, Safari ou Thunderbird sans mettre à jour le système lui-même. Or, installer une version récente de macOS sur une machine relativement vieille n'est pas une bonne idée, la règle générale étant que chaque nouvelle version d'un système d'exploitation sollicite plus l'ordinateur que la précédente et le risque est d'avoir une machine lente, non réactive.

Habitué à créer sur un ordinateur portable depuis plus de 15 ans, je souhaitais rester sur une machine de ce type.

 

1. Cahier des charges

Processeur : rapide. Très rapide. Très très rapide. J'utilise des chaînes de création et de traitement sonores très longues et seul un processeur rapide peut gérer ce type de travail. Dans le domaine de la création musicale, un processeur à plus grand nombre de cœurs est surtout intéressant pour des logiciels de type station de travail lorsque le nombre de pistes est important. Pour le travail que je fais, la rapidité des composants prime.

RAM : minimum 16 Go, un peu plus si possible, de manière à pouvoir stocker de nombreux échantillons et pour voir venir (éventualité d'un passage d'un échantillonnage de 44.1 kHz vers 96 kHz ou plus à moyen terme).

Stockage : au moins deux disques dur (un pour l'OS, un pour le stockage des données) et si possible plutôt quatre. Quatre disques permettrait d'avoir un second système d'exploitation (il est temps de tester Linux) et deux disques pour les données.

Ecran : mat, au format 17 pouces. Ma vue ne s'améliore pas et j'ai un grand nombre d'éléments à afficher.

Connectique :

  • Au moins trois ports USB au format "classique" (à savoir sur connecteur de type A, celui auquel tout le monde est habitué), si possible plus. J'ai un grand nombre de dispositifs de commande à brancher, et passer par un concentrateur (hub) n'est pas possible pour plusieurss d'entre eux.
  • Un port Ethernet, pour la connexion d'un iPad via un adaptateur Ethernet - de manère générale, je reste attaché aux connections filaires par rapport au wi-fi ou au Bluetooth.
  • Si possible un port Thunderbolt, de manière à pouvoir employer une carte son à ce format et à augmenter le nombre d'entrées/sorties.
  • Une sortie casque Jack quart de pouce.

 

2. Le Mac Book Pro Apple version 2016

Avec le Mac Book Pro, dernier modèle en date (automne 2016), la partie a été mal engagée dès le départ.

Côté processeur, on a certes un i7, mais limité à 2,9 GHz (pas d'overclocking possible). Il est en outre soudé, donc impossible de le remplacer par un autre plus performant.

Ce n'est pas mieux pour la RAM : impossible d'aller au-delà de 16 Go en configuration d'usine. L'option qui consisterait à remplacer cette RAM soi-même n'est pas envisageable car la RAM est soudée elle aussi.

Passons à l'écran : il a beau avoir un maximum de pixels, Apple ne propose plus de modèle mat ni au format 17 pouces depuis belle lurette. Houuuu.

Pour ce qui est de la connectique, on a quatre ports Thunderbolt 3/USB 3.1, mais tous au format C, donc on voit déjà l'achat des adaptateurs se profiler. Pas de connecteur Ethernet.

La (petite) bonne surprise : la sortie casque est toujours présente.

Allons voir du côté du stockage : un seul disque dur. On a le choix entre des modèles à 512 Go, 1 To ou 2 To. Le format du disque est propriétaire, donc impossible d'envisager la moindre upgrade.

En outre, le prix est prohibitif : pour une configuration avec disque de 1 To et une carte graphique à 2 Go de RAM, on frôle les 4 000€ (3 919€ précisément sur l'Apple Store Belgique en date du 10/04/2017).

Mais alors, qu'est-ce que le Mac Book Pro a pour lui ?

  • Un châssis solide, en aluminium.
  • Une très faible épaisseur et un poids faible. Cependant, c'est probablement cette priorité constante d'Apple vers ces deux qualité qui réduisent les possibilités en matière de vitesse de processeur - un processeur rapide a besoin d'un système de refroidissement plus volumineux - mais aussi de stockage.
  • Un design épuré.
  • Un trackpad multitouch de première qualité.
  • Une excellente qualité de construction. Quoique je n'oublie pas que la carte-mère de mon MBP a lâché après trois ans.

Par contre, finesse oblige, le MBP 2016 n'a plus de connecteur MagSafe. Le MagSafe, c'est ce système de connexion avec aimant qui provoque un détachement du câble d'alimentation électrique si l'on tire dessus, qe qui réduit les risques de chute de l'ordinateur (cela m'est arrivé, donc je sais à quel point le MagSafe était une bonne invention).

J'évoquerai la question du système d'exploitation plus loin.

 

3. L'alternative PC : le matériel

Si le MacBook Pro cuvée 2016 ne semble pas une option envisageable, la seule solution restant sur la table est le PC. Etant donné que j'utilise principalement deux logiciels de création musicale qui fonctionnent tant sous Windows que sous macOS, c'est une solution tout à fait possible. Bien entendu, après plus de vingt ans passés  sur des machines Macintosh, un tel basculement s'apparente au départ à quitter le jarden d'Eden ou passer du côté obscur de la force. Reste que pour avoir un matériel plus performant sur une machine portable (et non portable aussi d'ailleurs), il n'y a pas vraiment d'autre choix possible.

Il existe une pléthore de PC portables 17 pouces, mais si l'on cherche à avoir une machine vraiment rapide, les possibilités se réduisent drastiquement. L'offre en matière de machines équipées d'un processeur i7 récent et qu'il est possible d'overclocker (i7 6820HK ou 7820 HK) est étroite. On en trouve chez ASUS, MSI, Acer et Clevo. Dell, qui pourtant a une offre professionnelle importante, joue la carte des processeurs à grand nombre de cœurs dans ses options (Intel Xeon) plutôt que celle de l'extrême vélocité.

Bien que séduisantes, les machines telles que l'ASUS ROG G720VI ou l'Acer Predator 17X ont comme principal défaut d'être particulièrement lourdes (on s'approche des 5 kg!). Reste donc MSI et Clevo. Si MSI jouit d'une bonne réputation dans le monde des portables, via ses modèles configurés pour les jeux vidéo, le nom de Clevo ne vous dira sans doute pas grand' chose. Cette société taïwanaise ne commercialise en effet pas ses ordinateurs sous son propre nom mais au travers de ce qu'on appelle des intégrateurs. On retrouve donc les machines Clevo commercialisées sous de multiples noms, généralement pas beaucoup plus connus : XMG, Schenker, Eurocom, Obsidian, etc. Clevo vend à ces intégrateurs des châssis et des cartes-mères, avec quelques options de base (plusieurs choix de processeurs et de cartes graphiques par exemple). Ce sont cependant les intégrateurs qui décident des options qu'ils relaient auprès de leurs clients et qui surtout ajoutent la RAM, les disques durs, dalles d'écran, wi-fi, etc. On a donc des choix différents chez chaque intégrateur. Ce système fonctionne la plupart du temps sous le principe de la machine construite sur mesure à la demande (BTO, Build To Order en anglais) : le client configure lui-même sa machine en choisissant directement les options via un site Web. Il voit immédiatement la différence de prix entraînée par chacun de ses choix. Notez que la multiplicité des intégrateurs rend possible la négociation du prix de la machine dans une certaine mesure.

Ce circuit de commercialisation concourt à créer des machines qui sont modulaires et surtout modifiables par l'utilisateur lui-même, s'il veut augmenter la RAM ou ajouter un disque dur par exemple. Les composants sont facilement accessibles et d'un format normalisé. La plupart des modèles acceptent deux et souvent quatre disques durs. Au passage on notera qu'il est plus intéressant d'avoir plusieurs petits disques durs qu'un seul à grande capacité, cela réduit les temps d'accès.

Le plus intéressant dans l'offre Clevo est la présence de portables capables de recevoir des processeurs de machines de bureau ("desktop"). En effet, ces machines acceptent des processeurs Intel dotés du suffixe "K". Ces processeurs (parmi lesquels le récent i7 7700K) peuvent fonctionner à des fréquences plus élevées que les processeurs spécifiques aux portables. En outre, ils sont compatibles avec l'overclocking et il est possible de les remplacer (ils ne sont pas soudés sur la carte-mère). Les inconvénients de ce choix sont surtout une consommation électrique plus importante qui a pour conséquence un bloc d'alimentation plus massif (1 kg pour le P775DM3-G) et une plage réduite d'utilisation de la batterie (deux heures grand maximum). Prévoir une prise de courant à proximité.

Ces machines très puissantes sont, comme nombre de laptops, conçues d'abord pour les amateurs de jeux vidéo, qui est devenu un marché important sinon dominant. Donc on y trouve d'office une carte graphique qui a du muscle. Cela n'offre pas beaucoup d'intérêt pour la création sonore mais cela pourrait s'avérer intéressant pour des projects multimédia.

Les modèles Clevo haut de gamme (P870KM1-G) sont trop lourds. Il faut dire qu'ils comportent deux cartes graphiques. Au poids de la machine s'ajoute la nécessité de traîner deux adaptateurs secteurs. Donc la portabilité est d'autant plus réduite. Le prix est élevé lui aussi.

Un rang dessous, on a la gamme P775MD3-G. Avec une seule carte graphique (Geforce GTX 1060 minimum), certes encore surpuissante pour des applications musicales, on en revient tout de même à prix et à un poids moins démesurés. J'ai finalement opté pour cette série.

Outre le processeur de type desktop, cette machine présente une bonne fiche technique : RAM extensible jusqu'à 64 Go, quatre ports USB, deux ports USB 3.1 dont un compatible Thunderbolt 3, un port Ethernet, une carte wi-fi à double canal, une sortie HDMI et une sortie mini-display. Au passage, la carte son intégrée semble plus que correcte (échantillonnage à 192 kHz, convetisseur numérique à analogique Sabre, amplificateur de sortie Burr-Brown, sortie mini-TOSLink optique). Cerise sur le gâteau : le prix de ces machines est nettement inférieur à ce qu'on constate chez Apple. Pour 2 500€ on a déjà une machine plus que correcte. Pour un peu plus de 3 000€, on a une bête de course dotée de quatre disques durs et de 32 Go de RAM.

Il est à noter que pour augmenter encore la fréquence du processeur, certains intégrateurs offrent l'option "delid" : il s'agit d'une technique qui améliore la dissipation thermique du processeur via l'enlèvement du couvercle du microprocesseur et l'appiication d'un liquide métallique. A performances égales d'une version sans "delid", la machine peut chauffer signicativement moins ou, autre scénario, peut être poussée encore plus loin dans les fréquences d'overclock sans arriver dans des températures qui entraîneraient une réduction automatique de ladite fréquence (throttling) afin de protéger le processseur des conséquences d'une surchauffe. Et ce delid est proposé comme un supplément payant mais sans perte ou réduction de la garantie. Certains intégrateurs peaufinent encore le travail en améliorant la continuité des caloducs (conduits en cuivre d'évacuation de la chaleur). 

Tout ceci fait qu'un intégrateur n'est pas l'autre. Certains se contentent d'assembler des pièces, d'autres font un vrai travail d'intégration. Quelques-uns proposent notamment un BIOS maison, offrant plus de réglagesn pour optimiser au maximum la machine à ses besoins (overclocking, modalités de mise en route des ventilateurs, etc).

Du côté des faiblesses, on a une machine relativement épaisse et encombrante. En outre, le boîtier est essentiellement fait de plastique couleur anthracite et le design n'est pas franchement beau, même s'il est relativement passe-partout. On n'est pas dans l'esthétique "gaming" à outrance, mais on est loin de l'épure Apple. En voyant la bestiole, j'ai pensé à la voiture de Batman (la plus récente, celle qui ressemble à un véhicule tout-terrain de l'armée US, pas la voiture de sport profilée des années '60).

Deux grandes questions se posent :

  1. Le poids de la machine (4 kg + adaptateur secteur de 1kg) rendra-t-il son transport découragant?
  2. Le bruit de la machine sera-t-il trop élevé ? Il est difficile d'avoir une réponse a priori car les bancs d'essai se focalisent sur les jeux. Pour la création musicale, la carte graphique devrait être peu sollicitée. Or, celle-ci chauffe fortement et ses ventilateurs contribuent de manière non négligeable au bruit global.

 

4. Système et logiciels

Passer du Macintosh au PC implique de passer à Windows ou à Linux. Pour l'instant, le choix des logiciels pour la création musicale exclut toujours Linux de l'équation. Pure Data est toujours très loin de Max en termes d'interface et de nombre d'extensions. Pour les habitués du Macintosh, l'idée de quitter le monde douillet de MacOS pour aller vers un PC sous Windows relève au choix du basculement vers le côté obscur de la force, du mauvais goût ou de la recherche des problèmes. Pourtant, si l'on va au-delà de l'image laissée par d'anciennes versions de Windows et par Microsoft en général, force est de constater que de nombreux musiciens utilisateurs des versions récentes de Windows semblent tout à fait satisfaits de leurs machines en termes de logithèque, stabilité, ergonomie et performances.

A mon sens, la principale faiblesse de Windows est l'absence d'équivalents aux systèmes CoreMIDI d'une part et CoreAudio d'autre part. Outre la connexion vers les périphériques MIDI, CoreMIDI autorise une grande souplesse de connexion entre ces périphériques et les logiciels MIDI d'une part, et entre les logiciels MIDI eux-mêmes d'autre part. Il n'y a rien de tel dans Windows, donc je dois m'attendre à quelques difficultés. Cependant, il y a des systèmes d'interconnexion MIDI tiers, tels que LoopMIDI de Tobias Erichsen par exemple. Reste à voir ce que cela vaut. Quant au format de driver audio CoreAudio, il a l'avantage de constituer un format unifié et efficace pour tous les Macintosh. Sous Windows, il faut sans doute opter pour une carte dotée d'un driver ASIO spécifique à la carte, mais les fabricants de cartes son en proposent la plupart du temps. Les drivers génériques (type ASIO4All) ne sont pas réputés offrir des performances de même niveau.

Certains logiciels ne pourront m'accompagner dans le changement de système, tel l'éditeur son Sound Studio ou le très utile logiciel de retouche d'image Graphic Converter. Cependant, je suis certain de trouver des équivalents sous Windows.

Reste aussi la compatibilté avec les périphériques : interfaces gestuelles MIDI par USB, tablettes Android et iPad en connection filaire via des adaptateurs. Ma plus vieille carte son, une MOTU sur port FireWire, risque de ne plus être reconnue même si en théorie le port Thunderbolt devrait autoriser le passage par un adaptateur. Qu'à cela ne tienne, j'en ai une seconde, qui se branche sur port USB.

Par ailleurs, si un anti-virus est facultatif sur Macintosh, il fait partie des indispensables sous Windows. A ajouter à la note donc.

 

5. Nouvelles possibilités

Le saut vers Windows n'apportera pas que des contraintes. J'espère par exemple pouvoir employer utilement un écran tactile, reconnu d'office par le système d'exploitation. En outre, il y a certainement des logiciels musicaux sous Windows dont j'ignorais l'existence jusqu'à présent.

 

6. Adaptation nécessaire

Le problème le plus compliqué sera la nécessité de compiler moi-même dans Windows les objets complémentaires Max (externals) que j'ai développé sous MacOS ou de compiler les objets tiers inexistant en version Windows mais dont les sources sont disponibles. Cela supposera d'apprendre à utiliser l'environnement de développement (IDE) Visual Studio.

Il y a surtout les habitudes de travail, les manies, tout ce qu'on a développé en plus de vingt années de travail avec Macintosh. Basculer vers un autre système implique de mettre en œuvre de nouvelles pratiques, d'intégrer autres réflexes, d'apprendre un tas de nouvelles choses. J'ai pu préparer le passage en faisant fonctionner Windows 8.1 sous Parallels Destop sur mon Macintosh pendant plusieurs mois (j'avais acheté le logiciel il y a bien longtemps pour de toutes autres raisons). Cela m'a permis de me familiariser avec la configuration et le fonctionnement de Windows.

Nous verrons rapidement si le jeu en vaut la chandelle.

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Affichage de la forme d'onde d'un son dans Lemur

Utilisant le logiciel Lemur pour circuler dans un son, je voulais afficher la forme d'onde de ce son. Après beaucoup de travail avec l'objet canvas, j'y suis parvenu. Le mode d'affichage est un peu inhabituel: plutôt que d'afficher des barres verticales dont la hauteur dépend de l'amplitude du son et le sens de la polarité, j'ai opté pour un affichage modifiant la brillance en fonction de l'amplitude. Cette option permet d'avoir des barres qui occupent toute la hauteur de l'objet MultiBall, utilisé sur deux dimensions. Par voie de conséquence, ce sont les valeurs RMS de l'amplitude qui sont affichées, ce qui est très bien, l'idée étant avant tout d'avoir une indication sur l'énergie du son.

J'ai d'abord tenté de mémoriser l'ensemble des formes d'onde directement dans Lemur, et ce afin d'éviter d'envoyer de grands paquets de données de l'ordinateur à la tablette à chaque changement de son. Pour ce faire, j'ai créé un script JS dans un patch Max qui crée directement du code Lemur dans un objet "text". Le projet Lemur est directement modifié dans un éditeur de texte plutôt que dans l'éditeur Lemur, ce qui accélère grandement le travail (notamment parce que la taille limite des scripts de Lemur empêche de copier-coller des grands paquets de données de Max à Lemur). La tâche est compliquée par le fait que Lemur comporte une limite de 256 élements sur la taille des tableaux, chaque forme d'onde doit donc être scindée en quatre parties. Pour l'instant, cette variante ne fonctionne pas, peut-être parce qu'il faut gérer des tableaux de tableaux ou parce que l'éditeur a du mal a gérer des projets de grosse taille.

Finalement, transférer une forme d'onde affichée sur 944 points entre Max et Lemur via OSC ne semble pas poser de problème, et cela évite de devoir stocker toutes les formes d'onde dans Lemur.

Dans la vidéo, le choix du son est fait sur une tablette, transmis à l'ordinateur, qui lui-même renvoie la forme d'onde correspondante à afficher dans une seconde tablette.

Par contre, le dessin complexe qui doit être rafraîchi à chaque instant (frame) ralentit sensiblement Lemur. Dans la seconde vidéo, on voit que la balle de l'objet MultiBall est plusieurs centimètres derrière le doigt quand celui-ci se déplace à vitesse moyenne alors que sans le canvas à redessiner, la balle suit le doigt de très prés. Pas sûr que ce soit améliorable avec le matériel actuel.

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Gravure maison d'un circuit imprimé souple sur Pyralux

Pour mon projet de gant de commande gestuelle (Mébiii), j'ai besoin d'une série de boutons placés sur le bord de l'index et actionnés par le pouce. Ne disposant que d'une seule entrée dans le microcontrôleur pour l'ensemble de ces boutons, la seule option possible pour les connecter est d'utiliser le principe de l'échelle de résistances : à chaque bouton est connecté une résistance de valeur différente. Dès lors une pression sur un bouton peut être différenciée d'une pression sur un autre bouton car chacun crée une différence de tension distincte et il en va de même pour chaque combinaison de boutons.

J'ai opté pour un circuit en Pyralux, matériau fin et souple, susceptible d'épouser la courbure du doigt. J'ai aussi opté pour une conception modulaire, qui m'autorise à fixer le nombre de boutons après la conception du circuit, de manière à pouvoir le faire évoluer en fonction de l'expérimentation.

Bien qu'ayant déjà testé la gravure maison d'un circuit sur plaque rigide traditionnelle, je préfère faire graver mes circuits par une officine spécialisée, ce qui offre plusieurs avantages : circuit à plusieurs couches, précision de fabrication. Par contre, pour un circuit flexible les tarifs sont beaucoup trop élevés et le circuit à graver étant en outre très simple et à une seule couche de cuivre, j'ai préféré tester dessus une gravure maison.

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Utilisation de disques piézo-électriques comme microphones de contact

De nombreux musiciens expérimentent ou souhaitent expérimenter l'utilisation de micros-contact. La captation par contact direct avec un corps vibrant est une alternative intéressante à la captation des ondes propagées par l'intermédiaire de l'air employée par les microphones habituels. Que ce soit pour éviter un larsen en situation "live", obtenir une sonorité différente d'un instrument ou tout simplement pour accéder à un univers sonore inconnu, il y a de nombreuses raisons d'employer des micros-contact.

Cependant, les microphones de contact vendus pour les musiciens présentent quelques défauts. D'une part de nombreux modèles sont adaptés au registre fréquentiel d'instruments acoustiques particuliers tels que le violon, la guitare ou la contrebasse par exemple. D'autres ont une vocation moins spécialisée, mais par contre leur prix est élevé et ils peuvent être fragiles.

C'est pourquoi les disques piézo-électriques sont particulièrement intéressants. Ils sont très peu coûteux et du coup se prêtent bien à l'expérimentation. On n'aura pas peur d'en sacrifier l'un ou l'autre pour obtenir un enregistrement unique. Je connais par exemple une artiste qui les plonge dans l'acide - Don't try this at home, kids.

Cependant, on peut avoir quelques difficultés à en tirer quelque chose. Cet article expose les problèmes les plus fréquemment rencontrés et propose quelques solutions.

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Simulation de circuits électroniques

Il est très intéressant et instructif de concevoir des circuits électroniques en reliant directement des composants sur une platine d'expérimentation (breadboard). Cette pratique est souvent la plus utilisée par des débutants qui, comme beaucoup d'artistes, découvrent l'électronique via Arduino. Cependant, lorsque les circuits à réaliser deviennent plus complexes, il est préférable de passer par une étape de simulation. La simulation permet de vérifier qu'un circuit va fonctionner sans en passer par un montage. Cet avantage prend encore plus de valeur lorsque les composants sont difficiles à placer tels quels sur une platine, comme certains circuits intégrés de petite taille ou lorsqu'ils impliquent un coût d'achat important. Dans le milieu de l'électronique professionnelle, il est hors de question de fabriquer un circuit sans avoir simulé son fonctionnement préalablement. A raison, car une simulation permet d'économiser aussi un temps considérable, de tester rapidement de multiples variantes et d’optimiser un circuit.

Quelles sont les possibilités en matière de simulation lorsqu'on n'a pas des besoins extravagants et qu'on cherche une solution à bas prix ?

J'ai testé plusieurs solutions.

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Un peu (beaucoup) d'électronique

Depuis quelques années, je développe une interface gestuelle pour le live electronics, ce qui m'a amené à apprendre pas mal de choses dans le domaine de l'électronique. Dans le futur je publierai donc ici des articles sur l'électronique en général et sur ce projet personnel en particulier.

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Cadavres exquis dans Max/MSP

Je me suis lancé dans la programmation d'objets personnels pour Max/MSP en langage C. A côté du langage C, Java et Javascript apparaissent comme d'aimables promenades. Il faut y aller doucement (d'ailleurs j'avais déjà renoncé plusieurs fois). Pour démarrer, j'ai donc créé un objet facile à programmer. Il est tout à fait inutile mais indispensable : chaque fois qu'on le déclenche, il crée un cadavre exquis ayant pour thème le monde de la musique. Le texte s'affiche dans la fenêtre Max.

Cet objet fonctionne uniquement sous MacOS X (testé sous 10.6 avec Max 5 et Max 6 - ne fonctionne pas sous 10.4). Si quelqu'un souhaite créer une version pour Windows, je peux fournir la source.

Et si vous ne le saviez pas encore :

Morton Feldman is looking for a USB port on a quarter tone.

Paolo Conte overcomes a yodel anthology.

...

 

Téléchargement ici.

 

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Max-MSP-Jitter 5.0.8 est sorti

Au menu de cette petite mise à jour, on trouve essentiellement une longue série de corrections de bogues. Parmi celles-ci, je note que le choix d'afficher ou non les ascenseurs de fenêtre via les attributs de patch fonctionne maintenant. D'autre part, les enveloppes dessinées dans function et qui comportent des pentes extrêmement raides sont restituées correctement après mémorisation.

 

Cette mise à jour comporte aussi de petites nouveauté, dont voici celles qui me paraissent les plus significatives :

 

  • Les objets zmap et scale acceptent maintenant les listes, on pourra éviter un peu plus l'objet vexpr.
  • Le compteur d'échantillons count~ peut être activé/désactivé via une entrée de signal dédiée de manière à réagir à l'échantillon près.
  • L'objet de dessin d'enveloppes function bénéficie d'attributs pour le zoom (différents pour l'axe x et l'axe y).
  • L'afficheur spectral spectroscope~ possède une sortie supplémentaire permettant d'afficher la fréquence et la magnitude correspondants au point sur lequel se trouve le cas échéant le pointeur de la souris.
  • Du côté de poly~, la voix ciblée peut être indiquée dans l'objet en tant qu'attribut "@target" (plus besoin d'un loadmess).
  • Makenote est doté d'un attribut pour gérer de diverses manières la création de notes successives de même hauteur.
  • La plage du curseur rslider peut être déplacée en employant la touche command.
  • L'édition graphique du séquenceur detonate est annoncée comme rétablie (elle était supprimée depuis la version 5) mais apparemment ce n'est pas vraiment le cas, Onc '74 s'est pris les pieds dans le tapis.
  • Matrixctl est plus "coopératif" (sic) avec les clics de souris. Heuuu?

 

Joyeux câblages à tous !

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Concert de création le 26 février à Bruxelles

J'aurai le plaisir de créer ma nouvelle composition électroacoustique dans le cadre du concert "Electro-Belge" de la saison 2008-2009 de Musiques & Recherches. Cette création aura lieu le 26 février à 20 h 30 à l'Espace Senghor à Bruxelles (et plus exactement à Etterbeek, tout près de la place Jourdan).

 

 

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Extraits musicaux en ligne!

Des extraits de compositions personnelles sont enfin disponibles pour l'écoute en ligne directement sur le site via le lien Ecouter. Bonne écoute!

 

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Nouveau site

Et voilà! La première mouture de ce nouveau site est en ligne. Pas encore beaucoup de contenu pour l'instant et sans doute diverses choses à améliorer mais il est enfin là, avec son propre nom de domaine je vous prie. L'hébergement du site me coûte quelques euros chaque année, mais avec pour résultat d'être à mille lieues des tracasseries des sites gratuits et avec un espace de stockage conséquent.

 

Mes anciens sites (robaublog.canalblog.com et roaldbaudoux.freehostia.com) seront supprimés prochainement. Dorénavant c'est ici que ça se passe !

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